IENA
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La vie à IENA au 13e jour

Prendre le temps de suivre les travaux de printemps sur le site de l’IENA, c’est aussi prendre le temps de revenir à son origine, à sa création. Aujourd’hui, c’est notre «étang» que nous parcourons.

Cette immense prairie de verdure privatisée par la Confédération en 1996 recelait bien plus qu’une terre végétale nourricière, mais une histoire qui se transforma rapidement en source de vie pour ce qui allait naître, l’IENA.

En effet, la construction et l’aménagement d’un site dédié à la pratique de l’équitation sous toutes ses formes nécessitent des sables et des matériaux spécifiques, qui devront être régulièrement arrosés pour garantir un bien-être pour le cheval. Mais l’eau est un bien précieux, et les 2 cours d’eau bordant notre domaine ne peuvent être utilisés.

Mais l’Histoire nous donna le coup de pouce dont nous avions besoin. Il fallait se souvenir qu’il y a près de 300 000 ans, le plateau et notre région étaient recouverts d’un glacier, partie de celui du Rhône actuel. En se retirant, la zone proche d’Avenches fut fortement perturbée, broyant de manière extraordinaire les pierres que ce glacier recouvrait.

Ainsi, le sous-sol de IENA, et certainement celui de ses environs, se compose d’une couche de 4 à 6 mètres de terre, et d’une sous-couche de près de 20 mètres d’un sable fin particulièrement apprécié pour nos besoins.

En constatant que la nappe phréatique passait par là, l’idée vint simplement naturellement d’extraire ces matériaux et de laisser la nappe phréatique à l’air libre.

La surface choisie représente 3,5 hectares, et en creusant à 12 mètres de profondeur, avec des pentes de 45 degrés, ce sont environ 300 000 m3 de matériaux extraits. Le premier tiers, en terre, a permis d’ériger les buttes et autres amphithéâtres sur le site. Les 2 autres, en sable, ont participé à l’aménagement de toutes les pistes et surfaces équestres du site.

Quant à l’eau, elle permet l’arrosage de nos surfaces et couvre nos besoins dans les écuries. La nature s’est chargée de coloniser les abords de l’étang, devenus une formidable plateforme pour de très nombreuses variétés d’oiseaux et autres espèces animales. Depuis 2 ans, les castors profitent de l’endroit, causant des dégâts que la nature se chargera au fil du temps de réparer.

Une formidable source de vie, que nous protégeons!

Nous aussi, protégeons-nous!

Bon dimanche.
JPK

La vie à IENA jour après jour


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